
Ce projet collaboratif vise à comprendre et soutenir les innovations en réduction des surdoses au Québec en analysant les réseaux d’intervention, leurs actions et leurs impacts à travers plusieurs régions, avec une approche interdisciplinaire et participative. Il s’appuie sur une étude de cas multi-sites et prévoit la coconstruction d’outils pour améliorer les pratiques.
Le projet réunit des pairs, des organisations communautaires et des institutions au sein de 3 comités de gouvernance. Ensemble, ces acteur·trice·s définissent les priorités et l’orientation de la recherche pour assurer une démarche collaborative, sans reproduire le colonianisme et l’exploitation des recherches passées.
Prévenir et réduire les méfaits liés à l’usage de substances psychoactives afin de sauver des vies. C’est ce que permet PROFAN 2.0 par une approche innovante qui allie les savoirs expérientiels et cliniques.

À travers le programme et ses champs d’action :
Nous sensibilisons aux réalités des personnes concernées pour favoriser la transformation sociale ;
Nous formons aux bonnes pratiques pour soutenir les interventions dans les différents milieux ;
Nous facilitons le partage d’expériences pour renforcer le pouvoir d’agir des communautés.
Décrire la structuration des réseaux.
Documenter la production des interventions visant la réduction des surdoses.
Comprendre la perception qu’ont les personnes utilisatrices de substances psychoactives (PUSPA) des interventions.

Le projet se déroule dans les régions suivantes :
1. Capitale-Nationale
2. Outaouais
3. Abitibi-Témiscamingue
4. Estrie
5. Montréal
André Anne Parent est professeure agrégée à l’École de travail social de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur les pratiques d’intervention collective et de proximité, sous l’angle de l’action intersectorielle et la réduction des inégalités sociales et de santé. Forte de son expérience d’intervenante sociale et d’organisatrice communautaire auprès de populations marginalisées, elle réalise des recherches sur le phénomène des surdoses depuis 2018, d’abord sous l’angle du deuil puis de la prévention des surdoses. Son plus récent projet, Sur la route des surdoses, a permis de produire un portrait des interventions réalisées au Québec et au Canada (Ontario, Alberta et Colombie-Britannique).
Guillaume Tremblay est le coordonnateur du projet PROFAN de Méta d’Âme et de l’AIDQ. Formé au 2e cycle en anthropologie, il a une bonne connaissance des processus de recherche et de la mobilisation des connaissances, en plus d’avoir un savoir d’expérience lié à l’utilisation de substances psychoactives.
Catherine Chabot est coordonnatrice de la Chaire Approches communautaires et inégalités de santé (CACIS). Diplômée en études urbaines et géographie, ses collaborations l’ont amené à explorer les questions de l’action intersectorielle et de l’innovation sociale.
Rodney Knight est professeur adjoint à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et membre du Centre de recherche en santé publique (CReSP). Formé en sociologie et en épidémiologie, il aborde la promotion de la santé à partir d’une perspective interdisciplinaire. Il mène un programme de recherche axé sur les expériences des jeunes face aux inégalités liées à la consommation de substances, à la santé sexuelle et à la santé mentale à partir de méthodes mixtes.
Timon Thoene-Gerber s’implique dans le projet en tant que pair-chercheur ayant vécu l’usage de substances, le sans-abrisme, la maladie mentale et les adversités associées. Fort de ce savoir expérientiel, il travaille depuis quatre ans dans le domaine de la réduction des risques et de la prévention des surdoses. En outre, il participe à diverses initiatives de déstigmatisation dans les universités, ainsi qu’à des projets de recherche, notamment avec André-Anne Parent et Léonie Archambault.
Vincent de Maisonneuve s’implique dans le milieu de la réduction des méfaits depuis 2017, travaillant principalement à l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogue (AQPSUD). Il y développe des outils de prévention et donne des formations de la perspective d’une personne avec savoir expérientiel. Il milite également contre la prohibition des substances psychoactives.
Co-chercheure, professeure, École nationale d’administration publique, responsable du terrain de l’Estrie
Co-chercheur, professeur, Université d’Ottawa, responsable du terrain de l’Outaouais
Co-chercheure, Université Laval, responsable du terrain de la Capitale-Nationale
Co-chercheur, professeur, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Co-chercheur, professeur, Université McGill, chercheur Institut Douglas et Institut universitaire en dépendanc
Co-chercheur, professeur, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, responsable du terrain de l’Abitibi-Témiscamingue
Co-chercheure, professeure, Université de Montréal, Centre de recherche en santé publique (CReSP)
L’AIDQ est mobilisée dans toutes les structures de gouvernance de ce partenariat; un de ses coordonnateurs est codirecteur, sa directrice siège au comité de pilotage et un de ses membres participe à l’équipe de recherche comme pair-chercheur sur les bases de son savoir d’expérience.
L’AQCID siège à l’assemblée des partenaires.
L’AQPSUD siège au comité de pilotage et un de ses membres agit comme pair-chercheur.
Le GRIP siège au comité de pilotage.
Le ROCQTR siège au comité de pilotage.
L’ASPQ siège à l’assemblée des partenaires.
Par Timon, pair-chercheur, et André-Anne Parent, chercheure principale, lors du Congrès scientifique 2025 du Centre de recherche en santé publique. La présentation aborde les réalités et les nuances de la participation des pairs à notre projet, y compris les facilitateurs et les obstacles, ainsi que les stratégies que nous avons mises en oeuvre pour promouvoir une participation des pairs qui soit digne, morale et réciproque, et non extractive et exploiteuse, et qui reconnaisse la valeur et l’importance de leurs connaissances et de leur expertise.
Par Timon, pair-chercheur, et Guillaume, codirecteur de la recherche, lors de la journée Convergence recherche intervention 2025. Cette présentation fait une introduction au projet en rappelant ses objectifs, sa méthodologie, et sa structure. Quelques réalisations furent aussi discutées.


